Il regarda autour de lui. Pas un poteau électrique en vue. Il rampa dans les genêts, parvint en vue de la maison. Pas de fils aériens.

Cependant le ronronnement qu’il avait remarqué tout à l’heure se faisait toujours entendre. Il paraissait provenir d’une cabane adossée au mur de la maison.

« J’y suis ! C’est un groupe électrogène qui alimente le circuit, pensa Langelot. Eh bien, il n’électrogénera pas longtemps. »

Après avoir fait ce qu’il appelait le tour du propriétaire, c’est-à-dire avoir repéré la clôture, et un endroit où, grâce à un monticule de terre, elle paraissait aisément franchissable, à l’abri des vues de la maison, Langelot revint sur ses pas et rampa jusqu’à la cabane de planches.

Il dut se lever, pour pousser la porte qui résistait, mais personne ne sembla remarquer sa présence. Les gardiens devaient être en train de déjeuner.

Les charnières grincèrent horriblement.

Langelot entra sans hésiter.

 

Il ne s’était pas trompé. C’était bien un groupe électrogène qu’abritait la cabane. Le cours hypnotique n°148 ne laissait rien ignorer aux élèves du S. N. I. F. de la structure des groupes électrogènes, et ce cours avait été suivi de travaux pratiques. Langelot n’eut donc aucune difficulté à séparer le moteur de la génératrice. Le bruit continuait toujours, mais le courant ne passait plus.

Langelot ressortit, referma soigneusement la porte : on lui avait appris à ne pas laisser de piste derrière lui. Puis, prenant garde à ne pas marcher dans la terre meuble, pour ne pas faire d’empreintes, il se dirigea vers la clôture.